La nouvelle vient de tomber, l’Espagne devrait commencer à ressentir des améliorations au niveau économique, bien que de gros efforts vont devoir être faits afin d’arriver à une situation à nouveau stable.

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Vers une fin de la crise?

Le Fonds Monétaire International (FMI) a annoncé le 19 juin 2013 que l’Espagne devrait sortir tout doucement de la crise, et cela grâce à de nombreuses réformes mises en place afin de permettre à l’économie espagnole de rester stable au lieu de plonger encore plus. La dette extérieure commence tout doucement à être corrigée et le pays devrait sortir de la récession. Les chiffres parlent d’eux-même puisque la chute du PIB en ce milieu d’année a été plus proche du 0%: une nette amélioration comparé aux premiers mois de l’année. Le chomage, quant à lui, baisse également (-2% par rapport au mois d’avril 2013), bien qu’étant encore à un niveau relativement élevé: les demandeurs d’emploi diminuent, et cela grâce à la saison estivale qui commence et qui ouvre des postes aux espagnols.

De gros changements positifs comparé à 2012

La fin d’année 2013 s’annonce donc bonne, et de nombreuses améliorations sont à noter: amélioration de la balance commerciale, baisse de l’inflation, augmentation des exportations, hausse de la productivité. L’Espagne se tourne de plus en plus vers les pays émergents et exporte de plus en plus de biens dans ces pays. Parmi les secteurs d’activités phares, nous noterons la chimie-pharmacie et l’automobile. Grâce à cette augmentation, la productivité, notamment dans l’industrie, enregistre une hausse de 20%.

Mais attention, il faut rester sur ses gardes

chomageCes chiffres prouvent que la situation s’améliore, mais le pays a encore de nombreuses lacunes, et des perspectives loin d’être parfaites. Malgré un taux de chomage qui est nettement en baisse, il reste tout de même un des plus élevés d’Europe, avec 27% de la population totale et presque 60% pour les jeunes de moins de 25 ans, une situation comparable à celle grecque (voir notre article sur la situation de crise en Grèce). Le déficit est estimé à 7% du PIB. Des efforts importants vont devoir être mis en place par le gouvernement espagnol afin de maintenir cette tendance sur la bonne pente, et les réelles retombées ne se feront malheureusement ressentir ni cette année, ni l’année prochaine.

Des signes d’espoir

Tout est donc sur la bonne voie, mais l’Espagne va devoir redoubler d’efforts pour enregistrer des résultats positifs et une augmentation de la croissance dans les prochaines années. Le pays devra se concentrer d’avantage sur le marché interne qu’externe, car il est prouvé que les exportations ne contribuent malheureusement qu’à certains secteurs d’activité, qu’à une certaine période et que pour certaines classes sociales. L’idéal serait donc d’améliorer la croissance interne, afin que tout le monde puisse ressentir les effets positifs.

Héloïse V.

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